Le monde virtuel… et les langues…
L’immersion totale dans un cours virtuel. Depuis quelques mois, plusieurs spécialistes de la formation linguistique testent le potentiel des univers virtuels en ligne comme Second Life.
Créé il y a un an et demi, l’entreprise Languagelab.com, basée à Londres et New York, est un précurseur. Plus de 500 élèves s’immergent déjà dans les cours en trois dimensions de la version expérimentale. La concurrence s’organise. Depuis juin, l’entreprise Avatar English, situé en Bolivie, accueille de premiers étudiants dans ses classes sans frontière. En France, Langues au Chat, un classique institut de formation du Sud-Ouest, annonce son lancement imminent dans le monde virtuel.Renouvellement de l’approche pédagogique. “Les élèves peuvent virtuellement se promener dans n’importe quel environnement pour apprendre du vocabulaire en situation. Cela ouvre la voie à l’enseignement “expérientiel”", s’enthousiasme Howard Vickers, fondateur d’Avatar English. Languagelab.com a même créé une ville virtuelle pédagogique pour s’affranchir des pupitres et classes d’antan. M. Kaskel a déjà prévu d’étendre son enseignement “à des langues minoritaires et de tradition orale comme l’aymara et le quechua”.Les professeurs doivent également assimiler “un nouveau mode d’enseignement”, explique David Castera, de Langues au Chat. Même les grandes universités s’y mettent. Le département juridique de la prestigieuse Harvard teste depuis plusieurs mois un cours virtuel sur Second Life qui sera proposé à tous à l’automne.
Flo